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Discussion dans 'Hors-sujet' créé par Doc, 11 Mai 2015.

  1. Introduction

    A l’aube de l’été, les fêtes, les chants et autres événements se succédaient au cœur de Celliopolis, la Capitale du Monde; l’Empire Cellien traversait la période la plus faste de son existence et la surabondance de richesses déchainait les passions et ainsi, les envies les plus burlesques des puissants pouvaient voir le jour…

    Les Arènes avaient été métamorphosées, les Gladiateurs autrefois demi-dieux avaient été remplacés par les Géants, ces colosses fantastiques, issus du froid, qui étaient aujourd’hui des marchandises prisées de la Mégalopole.
    Au port, le déchargement de ces titans était un spectacle que n’importe quel Cellien voulait voir, des tribunes avaient été montées le long du débarcadère et les places étaient chères, très chères… mais on était très loin des montants qu’il fallait débourser pour les voir se foutre sur la gueule au Coliseum.
    Les courses de Dragons étaient devenues monnaies courantes et les « Hourras » de la foule faisait trembler les travées du Dragodôme, monument gigantesque, érigé à la gloire du Dieu Cell, le Dragon Roi, maître du domaine céleste.
    Les créatures légendaires étaient maintenant produites en masse, en captivité, grâce à des élevages financés par les richissimes qui avaient trouvé là un business florissant et prospère.
    Les rues de « La Majestueuse », comme les troubadours aimaient qualifier Celliopolis, étaient pavées d’Or blanc, et l’abondance était le maître mot. La splendeur et la grandeur de l’Empire Cellien se reflétait dans sa Capitale où l’opulence et l’exubérance étaient les fondements d’une société en pleine mue.

    Mais loin des tumultes festifs du Centre du Monde, des milliers d’hommes, oubliés par le commun des Celliens, luttaient pour rassasier l’appétit grandissant de Celliopolis. L’Empire ne s’était pas fait en un jour, ni même en cent jours. Depuis des siècles, La Légion combattait aux quatre coins du globe, conquérait des terres inconnues, et pillait chaque nouvelle parcelle de chaque nouvelle contrée afin d’assurer la somptuosité de « La Majestueuse. »
    L’étendard du Dragon flottait sur un territoire immense et chaque province vaincue alimentait en impôt, en tribut, les coffres de la Capitale du Monde.
    Cependant, par le passé, des révoltes avaient éclaté, car si l’Empire, continuait inexorablement sa marche en avant, les royaumes conquis restaient relativement autonomes, même sous bannière Cellienne. La Légion ne pouvait assurer l’ordre à l’intérieur des frontières, et les rebellions explosaient, les clans soumis profitaient du manque de présence militaire pour reprendre les armes. Pillages et saccages avaient traumatisé des centaines de populations, car les nouvelles s’étaient répandues comme une trainée de poudre. Les premiers rebelles entrainèrent dans leurs sillages des milliers de barbares, chauffés à blanc par une animosité démesurée, forgée par leur allégeance forcée et leur défaite non-digérée face à La Légion.
    Outre les pertes de productivité engendrées, Celliopolis devait faire face à une humiliation jamais connue de mémoire d’homme. Certaines terres de son royaume avaient osé se soulever, piétinant le drapeau ailé, défiant la toute puissance de l’Empire.
    La Majestueuse se devait d’en faire un exemple, et l’exemple fut une démonstration de force, de puissance et de fermeté. Pour la première fois de l’Histoire, l’Empereur Cellios IV prit la décision de faire appel à sa garde personnel : La Cohorte Dragonique. Six cent dragons s’abattirent sur les insurgés, réduisant en cendres toutes velléités rebelles. En quelques jours, le soulèvement fut balayé et La Capitale du Monde pu revenir à ses loisirs quotidiens, plus forte qu’elle n’avait jamais été.
    L’Empereur décida de dédier cette éclatante victoire au Dieu Dragon Cell et modifia le Calendrier.
    Des mesures furent prises pour éviter de tels évènements et chaque contrée vaincue serait désormais dirigée par un gouverneur Cellien.


    C’est là que commence notre histoire…

    *****

    Confins du Monde Connu – An II après Cell.

    La grande cité de Celliopolis était loin, très loin derrière nous. Depuis combien de temps avions nous quitté « La Majestueuse » ? Des semaines, des mois ?

    La Lande s’étalait à perte de vue, et cela était maintenant le Royaume de mon maître Messire Doc, récompensé par l’Empereur, pour ses glorieux exploits dans La Légion. Il était désormais le Chef de ces Terres Oubliés, perdues entre brumes et cendres, entre monts et mers…
    « - Nous voilà chez nous… »
    L’intonation des paroles trahissait une fatigue qui n’était plus feinte chez mon maitre. Nous étions harassés par un tel voyage, et à la vue du paysage qui s’offrait sous nos yeux, ce n’était rien par rapport à ce qui nous attendait.
    Le mois de Juin était là et bien là, mais il ne semblait pas avoir de prise sur ce pays, aussi hostile que sauvage… Les températures et le climat étaient comparables à Novembre, le crachin et le vent fouettait nos visages, marqués par l’épuisement accumulé par les semaines de voyage. La mer était grise, moche, en parfait harmonie de couleur avec la végétation toute aussi morbide…
    Au loin, se dressait un fort délabré, qui collait parfaitement au tableau degueulasse que nous avions devant nous. Il devait faire face aux intempéries et ces dernières ne s’en privaient pas… Cela m’avait tout l’air d’une ruine, à l’exception d’une fumée qui sortait d’une cheminée déglinguée…
    « La soupe sera chaude… »
    Une soupe ? En juin ? Mais quel était donc ce pays de barjots ? Une sueur glaciale coula le long de l’échine. J’étais persuadé que le frisson qui me parcourait le dos n’était pas la conséquence du froid ambiant ou de l’humidité casse-burne qui trempait mes fringues .
    « - Maître, c’est quoi ce bled pourrave ?
    -Je ne sais point… »


    Ces quelques mots laissèrent place à un lourd silence qui en disait long sur les milliers de questions qui devaient résonner en boucle dans l’esprit de Messire Doc…
     
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  • Coucou ^^ !

    C'est sympa d'avoir publié une histoire, j'écris moi-même et je n'ai jamais pris cette initiative !

    Par contre tu ferais mieux d'expliquer avant ton introduction de quoi il retourne ; les autres membres ne risquent pas de bien comprendre...


    Sinon tu postes dans quelle intention ^^ ? Recevoir une critique ? Partager ? Parce que du coup je ne sais pas quoi répondre ^^
     
    Doc apprécie ceci.
  • Bof, tu sais , y'a pas trop de but... Juste un délire... Essayer de percevoir CoC autrement, de modifier la vision du truc... Je me suis amusé à pondre une trame, une histoire autour du bouzin... Car même si on a tous un village quasi identique, les rapports qu'on a avec le jeu sont tous different... Et voilou... donc on peut critiquer, partager, commenter où juste passer son chemin en faisant un bisou...
    Juste un bon délire, sans pretention avec l'idée de faire un truc different, loin des blaireaux et des leurs sempiternels " t HDV KEL LVL? MOI HDV10 LVL146 TG FDP"

    :):):):):)
     
  • Aaaaaah c'est cool ! En tout cas c'est très divertissant, je lirai avec avidité les suites de tes perceptions du monde de CoC :3 <3
     
  • Super !
    Rien a redire.
    Bonne écriture et le thème... On est tous fan !
     
  • I. Escarmouche.

    La Lande Nordique était à la hauteur de sa réputation, un environnement inhospitalier, sauvage, qui chaque jour me faisait regretter le confort de notre Villa Cellienne. Loin des températures clémentes, loin des festins pantagruéliques, loin des concerts de harpes, loin des danseuses kaeriennes… Loin de tout ça !

    La pluie était éternelle, comme cette mer de nuages qui semblait ne jamais prendre fin. Où était donc ce satané soleil ? Qu’était devenu l’astre brûlant qui veillait sur nous, pauvres terriens?
    Abandonnés à cette nature hostile, le moral pourrait être en berne, mais Messire Doc n’apparaissait pas désabusé, les éléments cataclysmiques n’avaient pas de prise sur lui… Bercé par les récits des aventuriers qui avaient parcouru le monde, il voyait dans ces lieux, une terre vierge qui allait devenir un véritable royaume, son royaume. Ses yeux brillaient d’un vif éclat à l’idée qu’un jour, la Statue de PEKKA, le dieu Guerrier, puisse orner ces lieux. Ouais…mais en attendant on se gelait les burnes !
    La masse de travail afin de rendre habitable la place était absolument inquantifiable. Les vents, le sel et ce putain de climat marin avait tout bousillé, tout était moisi, tout était pourri. Malgré le manque d’ensoleillement, la végétation avait investi la place et on se demandait presque si l’endroit avait été habité un jour. Le temps avait fait son effet et à priori, il avait même fait du zèle…
    Deux ouvriers issus du marché aux esclaves de Celliopolis étaient arrivés avant nous, et avaient pu faire en sorte que nous ayons un toit à notre arrivée. Ces deux jumeaux du royaume d’Arazkär, non-réticents à l’effort, habitués aux intempéries, s’étaient mis directement au travail, réparant la toiture, le puits et autres organes nécessaires à notre survie dans cet enfer.

    Quelques jours après notre arrivée, un convoi survint au loin. Une dizaine d’homme avait été recrutée pour effectuer un semblant de sécurité, ils amenaient avec eux des armes, une paire de canons et surtout leur hargne qui allait nous être bien utile. En effet, nous nous étions rendus compte que des Gob’lyns Hurlants surgissaient à la nuit tombée afin de piller les petites fermes aux alentours.
    Messire Doc étant le nouveau gouverneur de la province, il se devait d’assurer la sureté de sa population. Ces petits êtres verts étaient plus bêtes que méchants, attirés comme des pies par toute matière brillante, mais leur soif insatiable de joyaux les rendait terriblement dangereux. Ces créatures se reproduisaient à une vitesse folle et en quelques semaines, un groupe esseulé de quatre ou cinq Gob’lyns pouvait devenir une véritable colonie, obnubilée par une seul et unique quête : la traque du moindre carat sans aucune pitié.
    Cet essaim de bestioles degueulasses se devait d’être éradiqué. Celait devenait la priorité numéro un , car outre la protection du royaume, cette action offrait deux avantages non négligeables. Le gouverneur faisait ces premières armes, et marquait au fer rouge de son empreinte son accession au trône. De plus, trouver la tanière des Gob’lyns était l’assurance de mettre la main sur un butin conséquent, nécessaire à la restauration du domaine.

    Au crépuscule, le petit groupe que nous formions se mit en route, mené par Zak’, un chasseur reconnu de la région, recruté pour cette mission spéciale. Il avait débusqué l’antre des pillards nocturnes décérébrés rapidement, et nous avait fourni tous les détails nécessaires pour une attaque rapide et efficace. Le repaire n’était rien d’autre qu’une caverne à quelques lieux de notre fort, et elle ne dissimulait qu’une petite famille de six ou sept gobs. Le gros de la colonie ne s’était pas installé là, mais nous devions bien commencer quelque part, et cette opération ne présentait qu’un risque quasi nul. Ces créatures étaient de bien piètres guerriers, plus doués pour les massacres surprise sur des cibles abordables que pour en découdre avec des anciens légionnaires Celliens.
    L’affaire fût réglée en quelques minutes, il n’y eut pas de résistance, les cris stridents, particularité de ces démons lowcost, avaient résonné quelques secondes, pour provoquer une tentative désordonnée de fuite, abrégée par les tirs millimétrés de nos quatre archers. Le butin fût maigre et nous n’avions en nous aucun sentiment de quelconque fierté, juste la sensation d’avoir rendu service à l’univers en envoyant ces créatures servir d’apéro à Cell, le dieu dragon.
    Nous étions parfaitement conscients que cette première escarmouche était le début d’une longue et sanglante bataille, qui durerait des lunes et des lunes, passage obligé pour qu’une certaine sérénité puisse habiter nos Terres. Au moins le message était clair, les hurlements des Gobs s’entendaient à des lieux à la ronde et leurs congénères étaient maintenant au courant que nous avions entamé la lutte. Ils seraient dorénavant tiraillés entre leur lâcheté génétique et leur obsession du métal brillant. Leur petit cerveau n’était pas prêt à supporter le paradoxe et l’opposition de ces deux natures contraires. Pendant quelques jours, ils se terreraient au fond d’un puits, terrorisés par le souvenir des cris d’agonie retentis cette nuit, et dévorés par le désir brûlant de possession.
    Tout cela devrait nous faire gagner un peu de temps, Zak’ pourrait dénicher d’autres nids et à la nuit tombée nos lames d’argents se feraient un plaisir de s’abattre sur leur crane désorienté par un dilemme insolvable.

    Le programme des semaines à venir était alléchant, bien plus que le jardinage quotidien que je me tapais depuis quelques jours…
     
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